Cet article a été rédigé par Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners, fonds de capital investissement et co-présidente de France Digitale, association des startups et capitaux risqueurs de l’innovation numérique.
Il a été composé pour paraître dans le livre Internet Marketing 2013. L’idée initiale était de couvrir un des trois sujets suivants :
– Les grandes tendances chez les startups (un peu dans la lignée de ce qu’on peut voir au sxsw),
– Les grandes technos qui montent (un peu à la hype cycle),
– Les startups qui ont le vent en poupe à travers le monde : celles qui pourraient être vraiment disruptives & mass market.
Rapidement, Marie a très gentiment accepté de contribuer au livre et me livrer synthétiquement sa vision, qui, finalement, permet de couvrir les trois sujets en un seul article. Pour elle, “la tendance de fond des acteurs numériques est de devenir agnostique du type de device utilisé par l’utilisateur pour accéder à un service pour se concentrer sur l’usage unifié qu’il en a et lui offrir une expérience numérique optimale”.
Je vous reproduis ainsi l’article en intégralité. Vous pourrez également le retrouver dès février, dans le livre Internet Marketing 2013, aux éditions Eyrolles/ebg, diffusé dans les principales librairies (FNAC, Virgin, etc.) ou en direct sur le site de l’ebg. Le livre est composé de 550 pages d’analyses sur le marketing digital sous toutes ses coutures, au travers de visions stratégiques, conseils opérationnels et études de cas.
Mais sans plus attendre, l’article :
Il était une fois, un temps où les téléphones mobiles servaient à téléphoner et où il suffisait d’apprendre l’usage de la souris à sa grand-mère (« rapide le double-click mamie, rapide ») pour qu’elle soit la plus tendance en découvrant la dernière recette à la mode sur www.marmiton.org. Ce temps est révolu, notre mamie peine aujourd’hui à passer un coup de fil sur son smartphone qu’elle a surnommé affectueusement « Flipper » en souvenir des longues heures passées au bistrot du lycée à illuminer l’écran de couleurs éclatantes en appuyant sur tous les boutons. Bref, notre mamie est larguée par cette fameuse ubiquité qui est maintenant la règle d’or de tous les services numériques, voués à être disponibles indifféremment sur tous les terminaux connectés.
Comment les usages numériques ont-ils pu changer autant en moins d’une dizaine d’années ? L’explication tient à la conjonction de deux évolutions majeures.
L’ère du multi-écrans ou la multiplication des sources de consommation numérique
La première de ces évolutions majeures, initiée de main de maître par Apple, est la naissance de nouveaux terminaux (« devices») multi-fonctions et hyperpuissants qui ont réinventé l’usage numérique. Depuis l’iPhone, un smartphone ne peut plus se cantonner à être un outil de communication, mais doit intégrer nativement tous les utilitaires nécessaires en cas de mobilité (météo, GPS, plans…), être notre mémoire instantanée (appareil photo, vidéo, dictaphone…) et donner accès aux contenus numériques (musiques, photos, vidéos, livres…) services, médias, réseaux sociaux ou jeux les plus fréquemment consommés. Depuis l’iPad, on ne navigue plus sur internet sur son ordinateur à la maison mais tranquillement installé sur son canapé, voire dans son lit ! Ce super lecteur numérique a même connu le lancement de produit le plus réussi de toute l’histoire de l’informatique et continue sur sa lancée spectaculaire avec plus de 20 millions d’unités vendues au deuxième trimestre 2012 (hors Chine), selon une étude de Needham & Cie, soit deux fois plus que l’année précédente. Ce succès est inversement proportionnel au scepticisme qui avait accompagné son lancement, personne n’imaginant qu’il pouvait y avoir une place entre le smartphone et l’ordinateur pour consommer des contenus numériques. Aujourd’hui, 62 % des Américains entre 18 et 31 ans utilisent au moins 3 devices connectés d’après Forrester (avril 2012) et l’iPad est la tablette plébiscitée dans le monde avec près de 62,5 % de parts de marché en 2012 d’après IDC. Nous sommes résolument entrés dans l’ère du multi-écrans.
L’explosion de l’offre de services et de contenus numériques, tirée par les apps
La deuxième évolution majeure, qui a révolutionné notre comportement de consommateur, est l’explosion de l’offre en ligne, à la fois des contenus, des produits et des services.
Côté produits, il y a aujourd’hui, d’après la FEVAD, plus de 100 000 sites de e-commerce en France qui ont généré en 2011 37,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ce volume est en croissance annuelle de 24 %.
Côté contenus, pour la première fois en 2012, le baromètre semestriel REC+ de GfK, diffusé par l’AFP, affiche une consommation des biens culturels dématérialisés supérieure en volume à celle des biens physiques ! Seuls les livres font encore de la résistance (80 % des personnes interrogées ont acheté un livre papier dans les douze derniers mois) mais le catalogue numérique commence juste à s’étoffer.
Enfin côté services, la croissance est extrêmement visible du côté mobile (téléphone et tablettes) avec l’explosion des catalogues d’applications disponibles. Aujourd’hui, selon une étude de Mary Meeker de Kleiner Perkins Caufield & Byers, 46 millions d’applications sont téléchargées par jour sur l’AppStore ! Les revenus du mobile s’en ressentent : ils sont passés de 700 millions de dollars en 2008 à 12 milliards de dollars en 2011. Et c’est sans compter l’invasion imminente des applications non seulement sur les tablettes mais sur les télévisions, les voitures et beaucoup d’autres objets du quotidien. Gartner prédisait ainsi en janvier 2011 que le marché global des applications atteindrait 50 milliards de dollars en 2015.
C’est donc le mobile qui tire aujourd’hui la croissance mondiale d’internet : dans la même étude, Mary Meeker note qu’un milliard d’individus ont accès en 2012 à une connexion 3G, soit une croissance annuelle de 37 %, contre 2,52 milliards d’abonnés à Internet, soit une croissance annuelle bien inférieure de l’ordre de 8 %. Des pays comme le Brésil (+ 99 %) ou l’Inde (+ 841 %) ont des taux de croissance en Internet mobile fulgurants et portent en grande partie cette évolution, laissant présager une accélération du transfert de la consommation numérique globale du web vers le mobile.
A chaque écran son univers
Si l’ubiquité est affichée, elle est loin d’être immédiate et se traduit aujourd’hui par une fragmentation de l’usage numérique par terminal. En effet, c’est à l’utilisateur que revient la tâche de se recréer son univers numérique sur chaque nouveau device acheté, de synchroniser l’ensemble de sa configuration numérique afin de retrouver son univers personnel quel que soit le terminal choisi pour y accéder.
Certains se sont attelés à fluidifier et harmoniser cet usage, l’un des exemples les plus réussis étant, une fois de plus, Apple avec iCloud qui permet de synchroniser tous ses contenus et applications, à condition de rester dans la gamme de produits Apple. L’autre est, très clairement, Dropbox, qui a réglé avec succès l’accès unifié et simplifié à l’ensemble de ses contenus personnels ou partagés, quel que soit le terminal utilisé. La gestion des fichiers telle qu’elle est proposée par Dropbox est la première étape de la gestion cross-platform de sa configuration numérique, et Steve Jobs ne s’était pas trompé dans son analyse en voulant racheter la société dès ses premiers succès. Mais l’étape suivante, qui sera peut-être le prochain cheval de bataille de Dropbox, est sans aucun doute de développer un gestionnaire d’applications, permettant de sauvegarder, synchroniser, partager et unifier sa configuration d’applications à partir du cloud et sur l’ensemble des devices utilisés, l’enjeu étant d’arriver à être transversal à tous les Applications Stores des différents systèmes d’exploitation et donc d’éviter la guerre fratricide qu’ils se livrent.
Quoi qu’il en soit, il sera bientôt primordial d’offrir un service qui accompagne l’utilisateur de manière continue sur l’ensemble de son usage numérique en étant agnostique du device utilisé. Contre toute attente, les exemples les plus probants à l’heure actuelle des possibilités offertes par le multi-écrans sont à aller chercher dans le domaine de la télévision connectée. Imaginez qu’en consultant le programme TV du soir, vous vous rendiez compte que le match France/Brésil commence à l’heure où commence aussi votre dernière réunion. Qu’à cela ne tienne, grâce à votre superbe application mobile MyTVProgram, vous pouvez programmer votre set-top-box pour qu’elle enregistre le match à l’heure dite. A votre grande joie, vous commencez à visionner le match à votre retour à la maison mais malheur, c’est justement l’heure du Spécial Plus Belle La Vie, que votre fille de 17 ans ne peut rater sous aucun prétexte. Pour éviter un conflit familial majeur, vous transférez l’enregistrement du match sur votre iPad d’un coup de télécommande (ou mieux, par commande vocale) et vous finissez de voir la fin du match dans votre chambre, à l’abri des faits divers marseillais et en le commentant sur Facebook avec vos amis. Eh bien, tout cela est en fait une réalité technologique qui existe déjà. Elle a été développée par la société marseillaise Wyplay, et elle équipera bientôt les boxs. Il manque encore un peu de fluidité, notamment dans l’identification des utilisateurs afin de pouvoir offrir une expérience numérique réellement fluide en passant d’un écran à l’autre, mais les fonctionnalités sont là. Ironiquement, la France est, sur l’usage, l’équipement et la technologie de la télévision connectée, en avance à cause de son échec sur le câble et sur un équipement précoce du territoire en haut débit. A noter que la principale innovation dans le domaine est française : vous l’avez deviné, il s’agit de l’introduction en octobre 2002 de la box xDSL par Free, qui permettait, première mondiale, de proposer une offre Triple Play.
D’importants enjeux technologiques pour fluidifier l’expérience numérique multi-écrans
Le gros enjeu pour le fournisseur d’un service numérique qui souhaite penser et développer celui-ci à l’ère du multi-écrans, c’est tout d’abord d’identifier l’utilisateur sur l’ensemble de ses terminaux connectés. En effet, il faut que la transition d’un écran à l’autre soit fluide mais qu’elle maintienne le même niveau de sécurité, en particulier sur la confidentialité des données stockées et la bonne gestion des droits en limitant l’accès aux actions autorisées. Les technologies de biométrie vocale ou de reconnaissance faciale sont notamment très étudiées en ce moment afin de voir si cette identification pourrait se faire facilement au travers de la reconnaissance de l’empreinte vocale ou de la forme du visage. La voix, en particulier, a connu un regain de succès grâce à Siri, le nouvel assistant vocal de l’iPhone.
Une fois que l’utilisateur est identifié, il s’agit de pouvoir gérer son identité, ses droits, sa configuration étendue par device. Tout cela nécessite des technologies à la fois de synchronisation, d’administration et de transformation d’un environnement à l’autre. C’est la partie la plus coûteuse mais qui reste fondamentale pour arriver à faire communiquer des environnements qui a priori n’étaient pas conçus pour se parler. Des technologies de type ETL (Extract-Transform-Load) comme Talend seront cruciales dans cette gestion des utilisateurs car il s’agira de faire interagir simplement et efficacement des environnements complexes déjà existants, reposant parfois sur des technologies obsolètes.
Enfin, les fonctionnalités de chaque service/application devront être adaptées par device en fonction de l’usage principal qui en est fait sur ce device. A titre d’exemple, les internautes vont majoritairement sur le site de Voyages SNCF pour réserver leurs voyages et séjours, mais utilisent l’application mobile en premier lieu pour vérifier les horaires de leur voyage, s’informer de l’état du trafic ou modifier leur billet en temps réel. Il convient donc de faciliter l’expérience des utilisateurs en adaptant la déclinaison d’un service donné, à l’usage premier qui en est fait sur chacun des devices. En regardant les spécificités des usages par device, il est utile de s’intéresser au cycle de diffusion des applications sur les mobiles et les tablettes. Aujourd’hui, la plupart des usages mobiles se sont construits sur le web pour se déplacer par la suite sur le mobile (Facebook, Twitter, eBay, Voyages Sncf…). En effet, il est extrêmement difficile de faire télécharger une application mobile à quelqu’un qui ne la cherche pas de manière explicite. La découverte d’applications mobiles est quasiment impossible sur un Application Store, dans la mesure où toutes les techniques de référencement (SEO) ou de promotion (SEM) par mot-clé en vigueur sur le web ne s’appliquent pas. L’usage mobile est donc encore tiré par un déplacement des usages web vers le mobile. Les seules applications mobiles ayant connu des succès fulgurants reposent sur une diffusion virale au travers d’un partage du résultat de l’application sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter et Facebook. Ainsi Instagram ou Path, reposent sur la fonction appareil photo inhérente au smartphone, en y rajoutant une dimension esthétique ou éditoriale qui permet d’accrocher l’attention. Shazam ou Foursquare sont également des exemples intéressants car ils exploitent tous deux la situation de mobilité dans laquelle l’utilisateur se trouve, l’un au travers de la géolocalisation et l’autre au travers de l’instantanéité du besoin. La diffusion s’est également effectuée par bouche-à-oreille avec un effet relativement bluffant de l’application lors de son utilisation. Les autres applications initialement destinées aux mobiles et qui ont connu un succès en dehors du web sont les jeux, notamment ceux se jouant en asynchrone et à plusieurs, comme Draw Something.
L’iPad a très vite vu des applications spécifiques naître qui exacerbaient sa capacité à devenir le lecteur multimédia ultime. Ainsi Flipboard, premier magazine agrégeant les flux d’informations des réseaux sociaux dans une esthétique, une épure et une ergonomie dignes des magazines papier, est l’un des tous premiers succès de l’iPad, de même que tous les jeux ludo-éducatifs.
Malgré ces exemples, pour la grande majorité des usages, le cycle de diffusion démarre encore des ordinateurs et du web, même si cela est en train d’évoluer. Il est crucial pour un fournisseur de service numérique de bien comprendre l’usage réel qui est fait de son service en fonction du device utilisé et d’optimiser les fonctionnalités et l’ergonomie en fonction de cette observation. L’arrivée de la TV et potentiellement d’autres terminaux connectés ne vont faire qu’accélérer et complexifier ce mouvement. Les enjeux technologiques pour ce faire résident massivement dans la conception, l’ergonomie et le design, ainsi que dans la récolte et l’analyse des données issues de l’usage afin de bien mener cette interprétation.
La personnalisation, clé de la simplification
Compte tenu de l’offre pléthorique de produits et de services, et de la multiplication des écrans connectés, toutes ces évolutions ne suffiront pas à simplifier l’expérience numérique de chaque utilisateur si une dimension de personnalisation du service ne rentre pas en ligne de compte. En effet, cette personnalisation est non seulement essentielle pour l’utilisateur afin de retrouver son univers propre et de l’adapter à son usage mais aussi pour qu’il puisse être guidé de la meilleure manière possible sur l’utilisation optimale du service en fonction de ses goûts. Ainsi un guide mobile local comme « Dis-moi où ? » va vous fournir le meilleur service possible s’il vous reconnaît, parvient à vous localiser, connaît vos quartiers et restaurants favoris, mais surtout s’il peut vous proposer un nouveau restaurant près de là où vous êtes, ouvert le lundi (on est lundi) et qui correspond à vos goûts. Cette proposition peut se faire soit au travers d’un cheminement de questions/réponses assez rébarbatif (type de cuisine, gamme de prix, ambiance…) soit en vous recommandant un restaurant que d’autres utilisateurs, qui ont les mêmes goûts que vous, ont listé dans leurs favoris et qui correspond bien aux autres critères de lieu et de date. Ce type de recommandation a prouvé son efficacité avec Amazon, champion toutes catégories du « Ceux qui ont aimé la même chose que vous, ont aussi aimé… », alias le collaborative filtering qui régit maintenant bon nombre de moteurs de recommandations personnalisées.
L’exemple le plus flagrant de l’efficacité de la personnalisation est la société Criteo, qui applique ce dogme à la publicité en ligne. Le principe est de « recibler » les internautes qui ont visité le site d’un e-commerçant, client de Criteo, et y ont consulté un certain nombre de produits avant de poursuivre leur navigation. Criteo les retrouve alors sur un site média auquel il achète de l’espace publicitaire en temps réel afin de pousser à l’internaute une bannière personnalisée aux couleurs du site de e-commerce, qui lui affiche ses produits favoris ou ceux correspondant le mieux à ses goûts à l’intérieur du catalogue du e-commerçant. Ces produits sont choisis à la volée grâce à un algorithme de recommandation personnalisée fondé sur le collaborative filtering.
Première étape du reciblage : visite du site de l’e-commerçant
Deuxième étape du reciblage : diffusion d’une bannière publicitaire personnalisée lors de la poursuite de la navigation
Deuxième étape bis du reciblage : diffusion d’une bannière publicitaire personnalisée dynamique !
Une personnalisation qui passe par la sélection des sources côté contenu
Pour le contenu, la réponse à cette personnalisation se fait plus au niveau du choix pour chaque utilisateur de ses sources d’information qui sont beaucoup plus nichées, segmentées et personnifiées qu’avant. Cette tendance est aujourd’hui à son paroxysme avec les succès continus des blogs d’influenceurs (l’exemple type étant la mode avec des blogs comme www.leblogdebetty.com dépassant largement Vogue.com en audience) mais surtout les succès récents des sites facilitant l’expression, l’édition et la diffusion comme Tumblr, Scoop.it ou Pinterest. Evidemment, c’est surtout Twitter et ses 175 millions de tweets par jour début 2012 selon InfographicLabs qui remporte la palme pour l’instant mais la tendance est nette : 92 % des gens vont sur Twitter pour y trouver de l’information intéressante.
Les sources d’information se diversifient et se personnalisent, cette fois de manière explicite avec une main-mise de l’utilisateur sur l’origine de ses influences.
Cela laisse une grande place à de nouveaux modèles économiques médias mêlant communication de marque personnifiée comme le proposent eBuzzing sur un public d’influenceurs généralistes ou Ykone sur une cible de blogs mode, et pouvant aller jusqu’à la recommandation produit par des influenceurs. Ces « égéries » sont maintenant recrutées de manière plus fine dans les nouveaux réseaux sociaux en fonction de leur sphère d’influence : Instagram, Scoop.it, Tumblr et Pinterest, pour citer les plus tendance.
Du web générique au numérique personnalisé
En conclusion, notre expérience du web était auparavant générique, en particulier à cause de l’omniprésence de Google et de l’usage limité que nous avions de nos différents appareils. Les progrès technologiques et marketing ont élargi le périmètre fonctionnel de tous ces appareils et en ont unifié l’usage. Cette avancée s’accompagne d’une explosion de l’offre de services et de contenus numériques qui nécessite l’introduction d’un nouveau paradigme de navigation : nous ne pourrons plus nous cantonner à un accès générique à ce gigantesque univers numérique. La personnalisation est le Graal qui nous permettra de redonner du sens et de l’efficacité à notre expérience numérique. Mais elle ne sera pas réussie sans de réelles avancées technologiques, notamment sur l’analyse et la fouille des données, la sécurisation du cloud, l’authentification en temps réel et les nouvelles interfaces de communication.
Et, espérons-le, cela nous conduira vers une identité numérique beaucoup plus personnalisée, qui inclura aussi les mamies.
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