1. Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Maxime Lathuilière, 22 ans, étudiant à l’ESC Toulouse actuellement en césure chez Parislabs comme Chef de projet Startupers.fr pour bosser sur la bêta 0.2 du réseau social des entrepreneurs français avec la ferme ambition d’en faire un lieu convivial et fonctionnel au service de l’écosysteme entrepreneurial français (on devrait vous en dire plus dans les semaines à venir )
A coté de ça, j’entretiens un intérêt prononcé pour les problématiques économiques, sociales et environnementales et me sens proche de combats comme ceux du libre et des défenseurs d’une économie de la contribution.
2. Tu as pitché le projet Cobouquinage qui a été rebaptisé au cours du week-end Booksurfing. Peux-tu nous présenter ton projet (en nous précisant comment t’es venue l’idée) ?
Le projet comme je l’ai présenté au #swpa repose schématiquement sur 3 constats :
- énormément de bouquins qui ne servent à rien sur mon étagère
- pourtant il y a plein de livres/BD/manga que je souhaite lire ! (et n’essayez pas de me faire lire un BlackSad en ebook)
- plein de voisins qui s’ignorent, qui sont dans la même situation et qui ne demanderaient qu’à se prêter, voir à se connaitre

Non n’insistez pas, je préfère sur papier…
Dans la forme, on a juste recréé le bon vieux prétexte du sel version 2.0 via les livres, dans le fond nous travaillons à faire circuler une ressource abondante, ici le temps de lecture, en palliant à la faible circulation d’information entre une demande importante et une offre qui s’ignore.
Rien de bien révolutionnaire, c’est le concept de collaborative consumption pour lequel nous cherchons avec Antonin Léonard et d’autres une traduction française qui évoque autre chose que Groupon dans l’esprit des non-initiés… “Consommation intelligente” ? Le débat est ouvert !
3. Quelles idées avez-vous rejetées (et pourquoi) ?
Etant à un startup weekend, nous partions avec l’idée d’être profitable, nous avons finalement renoncé à ce choix quelque peu schizophrène d’aider les utilisateurs à ne pas sortir leur porte-monnaie tout en les incitants à payer via de l’affiliation ou à cliquer sur nos beaux arbres de noël publicitaire (si possible en .gif clignotant). Il nous est apparu que le choix de la forme associative donnait de meilleures chances au projet d’aboutir.
4. Tu m’as dit le plus grand bien de ton équipe, peux-tu nous la présenter ?
J’ai eu la chance d’être rejoint par des équipiers expérimentés et entreprenants, facilitant largement la gestion de projet :
3 membres des Girlz in Web : Sophie Masure (Art Director Freelance), Sabine Coulon (fondatrice de Welab), Beatrice David (co-creatrice de SunCheckr)
Jeremie Berduck (Fondateur de IDLYS) et Salim Semaoune (Developpeur Ruby @Wifirst)
Nous avons par la suite été rejoint par 2 autres équipiers n’ayant pas trouvé leur bonheur dans leur projet de départ : Swann Bouvier-Muller (Maître d’ouvrage au Figaro) et Julien Lehembre (Freelance web)

La team booksurfing, de gauche à droite : Jérémie, Salim, Max, Sophie, Sabine, Béa, Julien
5. Comment ont été répartis les rôles ? Est-ce que cela s’est passé naturellement ?
Très naturellement, la répartition des rôles se fait en fait plus ou moins dès la phase de “recrutement”. A partir du moment où tout le monde voit la valeur ajoutée qu’il peut apporter au projet, et sauf concurrence entre les compétences, il n’y a plus vraiment d’hésitations à avoir : No Talk All Action
6. Avez-vous définis un planning, une méthodologie de gestion de projet ? Peux-tu nous en dire le maximum (notamment en décrivant l’avancée jour par jour) ?
On a fait un Gantt qu’on mettait à jour toute les 10 mins avec doodle et force invitations Google Cal… (ou pas). Non ça ferait gueuler tous nos vaillants prof de gestion de projet d’école de commerce (l’ami Uche en tête) mais niveau méthodologie, c’était plus la fourmilière que l’horloge suisse. En gros, si je me souvient bien :
Vendredi soir :
- reprise des éléments expliqués dans le pitch et explication en détails de l’idée aux membres de l’équipe pour commencer à en préciser les contours de l’idée et éviter les quiproquo
- 1er brainstorming fonctionnel et organisationnel
Samedi :
- répartition par pôle de compétence pour creuser les différentes problématiques (stratégie marketing, business plan, dev, webdesign, compta, com/CM…) et rentrer dans l’exécution du projet
- nouveau brainstorming général parce qu’à un moment on se rend compte que ça ou ça, ça ne tient pas debout puis que “cobouquinage” ça va pas comme nom donc tous au calme sur la terrasse de l’ESCP pour faire baisser la pression et retrouver nos esprits (géniale cette terrasse)
- nombreuses discussions, avec les mentors, orga et autres personnes de passage intéressées par le projet ou même avec les autres team
- virage à 180° du business plan histoire de mettre un peu de piment au weekend
- début de la préparation du pitch final
Dimanche :
- tous en ordre de bataille pour le pitch final (en gros)
7. Y a-t-il eu des points de crispations au cours du week-end ? Lesquels ? Comment les avez-vous régler ?
Quelques uns mais rien qui ne puisse être réglé par une bonne pause café/clope au soleil (non-fumeurs compris)
8. Quelles erreurs (ou perte de temps) avez vous comises pendant le week-end? Comment penses-tu que qu’il serait possible de les régler ou de les éviter ?
#1 Croire que les gens viendront spontanément voter pour ton projet alors qu’il y a plus de 50 projets en compétition : idéalement il faudrait être 2, un qui reste au ‘stand’, l’autre qui va faire le VRP (tout le monde déteste ça, les VRP les premiers, mais faut croire que ça marche). Il faut être sûr de son projet pour ne pas le faire (j’étais peut-être un peu trop sûr ^^)
#2 A titre perso, être resté trop longtemps sur le business plan dimanche quand j’aurais dû ne penser plus qu’au pitch. Du coup, je connaissais très approximativement ce que nos pro du KeyNote Stevejobo-ipadien m’avaient concocté d’où un bon petit stress sur scène… Très risqué quand on sait que le résultat du startup weekend ne se décide qu’à la vue du pitch. Coté positif, avoir longuement creusé les questions épineuses du projet m’a permis d’être à l’aise sur les questions du jury.

9. Quels sont les points qui ont particulièrement bien marché ?
Un en particulier : l’équipe. On a vraiment réussi à créer une dynamique collective autour d’un projet fédérateur, ce qui nous a permis et nous permet encore à l’heure actuelle (et je l’espère encore pour un moment) de parier sur le succès du projet : projet engagé/porteur de sens + équipe dynamique qui prend plaisir à travailler ensemble = weekend agréable voir reposant à croire notre DA (cf son propre retour d’expérience) !! C’est alors d’autant plus facile de parler d’avenir quand le weekend s’est bien passé
10. As-tu des éléments supplémentaires à conseiller pour de futurs startup weekenders / auxquels tu ferais particulièrement attention si tu devais refaire un ?
Trouvez une idée qui pourrait améliorer/enrichir votre vie (pas seulement vous distraire 2 min) et venez pitcher avec la conviction que d’autres ressentiront le même besoin ! Si possible, faites un léger benchmark pour éviter le tweet de la mort “#projet 9 : déjà vu. Next”

Les bases sont posées, il n’y a plus qu’à se jeter dans une exécution lêchée de l’idée !
11. Quelle est la suite pour toi et ton équipe ? Continuez-vous le projet ?
Bien sûr qu’on continue ! Après un petit état des lieux RH, on repasse cette semaine sur les spécifications et comptons commencer le dev pur et dur la semaine prochaine pour une première version alpha au début de l’été. Le projet étant bénévole, les booksurfeurs prennent sur leur temps libre mais avec un plaisir et une envie d’aller de l’avant qui ferait pâlir d’envie bien des chefs de projets !
On commence la recherche de partenaires, non sans quelques retours prometteurs, et sommes rejoints progressivement par de nouveaux bénévoles et Early-Believers ! Si vous voulez en être, n’hésitez pas à nous joindre sur Twitter ou Facebook (plus particulièrement si vous êtes bilingue Ruby on Rails ou dev iphone/android
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