
Si vous sortez dans les évènements de l’écosystème startup, vous avez forcément croisé Alexandre Delivet.
Depuis les Apéros Entrepreneurs, en passant par les soirées Start In Paris, les Startup Weekends (il était venu à Toulouse pour la première édition que j’avais organisée), les soirées Girlz In Tech ou même la FailCon, Alexandre est partout.
Il s’invite même chaque lundi dans votre mailbox pour vous annoncer les meilleurs events à venir.
Le personnage déborde d’énergie, d’idées et ne tarie pas d’exemples, de dates ou de chiffres sur le monde hyperactif de la techno.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, enter Alex’s world :
1.Peux-tu te présenter en quelques lignes pour situer ton background et tes expériences pro
J’ai une formation école de commerce avec un vernis de tech (autodidacte). Depuis mon lycée et pendant mon école j’ai toujours travaillé dans le web en parallèle (réalisation de sites, d’Intranets, etc), j’avais développé une petite agence web avec un pote mais l’association a mal fini…
De coup, une fois diplômé je suis parti travailler dans un groupe pharmaceutique où j’y ai occupé différents postes (M&A, bras droit d’un DG et responsable du contrôle de gestion d’une des filiales). Et puis j’ai eu envie de revenir à mes premières amours… le web.
2. Peux-tu nous présenter tes engagements actuels ?
J’ai pas mal de casquettes en parallèle.
Tout d’abord je suis le CEO et cofondateur d’une startup qui sera très prochainement lancées : tripxp.com. Le plus simple c’est d’aller s’inscrire ou de nous suivre sur Facebook ou twitter pour être informé du lancement.
Avec Guilhem et Gilles, je m’occupe de l’Apéro Entrepreneurs dont le concept est super simple : un apéro tous les 1ers jeudis du mois entre entrepreneurs pour se rencontrer, échanger sur les galères que l’on rencontre ou fêter ses petites victoires. Aujourd’hui les apéros existent dans une trentaine de villes en France et dans quelques villes étrangères (Londres, Bruxelles, San Francisco ce mois-ci,…)
Je m’occupe également du Startup Digest pour Paris. C’est une newsletter hebdomadaire dans laquelle je liste une sélection d’évènements tech/startup. Pour Paris on a plus de 3000 inscrits et on a la 6ème communauté derrière SF, NYC, LA, Boston, Washington et Londres. J’aimerai beaucoup que l’on arrive à dépasser Londres et que l’on devienne la plus grosse communauté européenne ! Alors si tes lecteurs ne sont pas inscrits, qu’ils se précipitent ici ou qu’ils fassent tourner !
Enfin, j’ai un petit blog (sans prétention) dans lequel je parle d’entrepreneuriat, de startups, etc. Je dois avouer que je ne suis pas tout le temps assidu mais le business passe avant…
3. Comment as-tu trouvé ton associé ? Si tu passes par des presta externes, comment les as-tu trouvés et sélectionnés ? (notamment webdesign, fabricant, etc)
Pour mon projet actuel, l’histoire est assez marrante.
Mars 2011, je décide de quitter mon job pour un projet sur lequel je travaillais depuis quelques mois : Dumjee. C’était une plateforme dédiée aux PME pour améliorer leur productivité.
Avril 2011, après un court séjour à San Francisco, je décide d’arrêter Dumjee. Le projet était beaucoup trop ambitieux et nécessitait une grosse levée de fonds.
Dans le même temps, Axel et Thomas, 2 amis de longues dates et qui ont une agence de communication, me proposent de me prêter un bureau le temps que je retrouve un projet sur lequel me remettre.
C’est finalement avec eux que je m’associe.
4. Tes plus grosses erreurs/ce que tu améliorerais ?
Pour l’instant, on a pas de grosse erreur mais le projet est encore tout jeune… Je suis sûr qu’on va avoir l’occasion d’en faire même si on va tout faire pour les éviter.
En revanche, je pense que le truc que j’améliorerai c’est le timing, la rapidité d’exécution. Je trouve qu’on est encore trop lent…
5. Comment gères-tu ton temps entre ces différents projets ?
Ecoute pas trop mal 
Je suis principalement focus sur tripXP, c’est ma priorité avant tout.
Pour les ApéroEntrepreneurs, c’est un peu de travail de fond tout au long de la semaine mais ça ne me prend pas des dizaines d’heures.
Je prépare le Startup Digest le dimanche soir et j’y consacre entre 1 à 2 heures en fonction de l’actualité.
Pour mon blog, c’est un peu quand j’ai le temps. Si je n’arrive plus à bosser et que je veux m’aérer l’esprit c’est un bon exutoire.
Et puis quand il reste du temps (sisi ça arrive), je travaille sur un side project assez sympa : CleverTag.
6. Comment es-tu arrivé à l’entrepreneuriat ?
Je crois que j’ai toujours été un peu entrepreneur.
Au lycée déjà, nous avions un spectacle annuel et j’avais proposé au Directeur de l’école que nous louions une régie vidéo Multicaméras pour filmer le spectacle et revendre des cassettes aux élèves après.
A l’époque j’étais complètement taré, j’ai réussi à apprendre en quelques heures comment faire fonctionner tout ça, faire la vidéo en live et finalement faire des bénéfices sur la vidéo !
7. Quelles sont les startups qui t’ont le plus impressionnées et inspirées ?
J’en donnerai 3 : Square, Dropbox et Instagram.
Je crois que le trait commun c’est la recherche de la simplicité, de la juste interaction avec l’utilisateur.
8. Quels sont les entrepreneurs que tu affectionnes particulièrement ?
J’adore Jack Dorsey. Alors qu’il a à peine plus de 30 ans, il a déjà créé 2 superbes startups : Twitter et Square.
Je suis persuadé qu’il est capable de lancer 10 boites comme celles-ci et de changer le monde.
9. Je sais que tu apprécies beaucoup Osterwalder et Kawasaki. Quels sont tes auteurs et livres favoris ?
J’aime bien Kawasaki mais à force je me lasse un peu. Je pense que tous les entrepreneurs web ont lu son livre et du coup il y a un peu une pensée unique où il faut faire comme le dit Kawasaki… Alors que concrètement chaque boite à son propre modèle.
Pour Alex Osterwalder, je suis assez fan de son livre “Business Model Generation”. J’ai eu l’occasion de le rencontrer lors d’un workshop à Paris et il est vraiment super sympa. Il travaille de plus en plus avec Steve Blank sur le principe de lean Startup alors autant te dire que si un jour il y a un livre co-écrit par Alex Osterwalder et Steve Blank je l’achète tout de suite !
Sinon, j’ai récemment lu “Do more faster” de David Cohen et Brad Feld, les fondateurs de Techstars. J’ai adoré ce livre car il est plein de bons conseils et de témoignages sur cet accélérateur.
10. La techno qui t’impressionne le plus aujourd’hui ?
Je dirai le Javascript (au sens large). C’est pas tant sur l’aspect techno même que sur l’usage qu’on en fait aujourd’hui.
Avec l’usage permanent de Javascript, les interfaces utilisateurs deviennent de mieux en mieux fichues et on fait des choses vraiment cool.
11. Si tu avais 100K à investir et que tu pouvais rentrer dans le capital de n’importe quelle startup, sur qui parirais-tu ?
La mienne tripXP ! Eviter de perdre du temps à faire un tour de table et se concentrer sur son business n’a pas de prix !
12. Un conseil pour ceux qui veulent se lancer ?
Faites le. C’est pas le tout de le vouloir, il faut le faire.
13. Et sur l’équipe, le choix des partenaires ?
Monter une équipe est difficile, surtout si vous n’avez pas de connaissances techniques et que vous cherchez un CTO qui est juste payé avec de l’Equity. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut partir avec le premier mec qui dit oui.
Je pense qu’un bon moyen de rencontrer des gens et surtout de les “tester” sur une courte période c’est de participer à un Startup Week end ou un Be my app. Peu importe que ce soit votre idée sur laquelle vous travaillez, les 54 heures vous permettrons de mieux connaitre vos potentiels associés.
14. Toi qui est allé aux US, je ne peux pas ne pas te poser la question… quelles principales différences ? Qu’y as-tu appris ? Tu préférerais être là-bas pour créer ta boite ?
J’y ai appris beaucoup trop de choses pour les résumer en quelques lignes Mais je dirai qu’une des grosses différences c’est “l’ambition réaliste” à savoir qu’ils sont ambitieux mais qu’ils peuvent le faire. En France, il y a beaucoup de startup qui soit ne sont pas ambitieuses, soit quand elles le sont, ne sont pas réalistes…
Dans l’absolu j’adorerai monter une boite à San Francisco ou dans la Valley. Il y a une super énergie et ça motive vraiment d’être la-bas. J’y retourne d’ailleurs cette semaine pour une dizaine de jours.
Dans le cas de tripXP, je pense qu’on est au bon endroit (pour l’instant) pour créer la boite. Sans tout dévoiler du projet, on a une ambition mondiale mais sachant que la France est la destination touristique n°1, on pense qu’on peut avoir un avantage à le faire d’ici.
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