Facteur limitant : technologie vs capital naturel
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Ce billet est issu d’un article de Steven Stoll, paru intégralement dans Harper’s et traduit dans Books, intitulé La croissance zéro, on y vient !. Il est composé de courts extraits de la traduction française de Books, qui vous donneront, je l’espère, envie d’acheter le numéro d’avril 2011 de Books ou de consulter l’original sur le site web d’Harper’s. Steven Stoll s’appuie sur le livre de Bill McKibben, une des principales figures du mouvement écologiste américain, “Deep Economy. The Wealth of Communities and the Durable Future, Holt, 2007. Constat : un problème économiqueNotre problème vient d’une confusion simple que les économistes ont tendance à faire depuis le début de la révolution industrielle. La croissance et l’écologie n’obéissent pas aux mêmes règles. Ces spécialistes pensent généralement que tous les cas de pénurie peuvent être résolus par substitution, en remplaçant par exemple le thon par le tilapia, sans prendre en compte les répercussion à long terme. [...] Une histoire récente
Facteur limitant : l’exemple de la pêche
Depuis les années 1770, les capitalistes ont appris à investir dans le facteur limitant la production pour maximiser la productivité. Auparavant, cela passait toujours par l’amélioration des technologies de la pêche ; désormais, cela signifie l’augmentation du capital naturel, qui est le nouveau facteur limitant. [..] Remettre en doute des présupposés productivistes
La Chine dépense des sommes colossales pour nettoyer son air et son eau, mais McKibben cite un ministre adjoint de l’Environnement admettant que le grand miracle économique “arrivera bientôt à son terme parce que l’environnement ne peut plus suivre le rythme.” […] Redonner la responsabilité aux communautées
Rien ne pourrait être plus stable que des populations prenant la responsabilité de ce qu’elles sollicitent de la biosphère. Un économiste pourrait rétorquer qu’aucune ville ni comté ne sont en mesure de satisfaire à leurs propres besoins. C’est exact, mais toute réduction du nombre de produits importés -et de la distance qu’ils parcourent – rend une collectivité à la fois plus autonome et plus responsable. Tu as aimé l'article ? Tu peux le partager sur Facebook, Twitter et Google+. | ||||
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