Education : ce qu’il ne faut JAMAIS faire
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Mon colloc’ me raconte qu’aujourd’hui sa prof leur demande : “avez-vous la moindre idée de la raison pour laquelle l’éducation en France est dans une si mauvaise passe ?” Je crois que cette question est très intéressante, importante même. Néanmoins, en me rappelant mes années au sein du système éducatif à la française j’ai eu une idée. D’autant que je me souvenais du témoignage de Claire Blondel au TEDxLyon qui nous racontait à quel point ses enfants ont perdu leur intérêt pour l’apprentissage lorsqu’ils sont arrivés en France, alors qu’ils s’épanouissaient parfaitement dans leur école bien-aimée au Japon. Et je crois que si je n’avais qu’un mot (maux?) à reprocher à l’école française ce serait celui ci… [suspense insupportable]… [encore un peu]… la précipitation. Car oui, mes souvenirs de tous mes mauvais cours, et d’un peu plus encore, se rassemblent autour de ce mot, la précipitation. Souvenez-vous, combien de fois votre prof s’est empressé de boucler son programme ? S’est refusé de répondre à vos questions car il fallait “avancer” ? Mon colloc s’est même souvenu d’une prof qui après avoir tracé de sombres schémas aux tableaux a déclaré “Dépéchez-vous de comprendre !!”. E M P R E S S E M E N T. Il y a de nombreux aspects du système éducatif français que je n’admire pas spécialement. Je ne suis pas sur que la notation omniprésente soit saine. Je ne pense pas que l’éducation par la récompense/punition soit particulièrement efficace. Je trouve ridicule le rigorisme de bons nombres d’ennseignants et le mythe de la solution unique. Enfin, je doute que la comparaison permanente entre élèves soit particulièrement stimulante. Mais pire que tout : comment voulez-vous qu’un enfant, un adolescent ou même un jeune adulte puisse développer un rapport au savoir fécond dans une ambiance de précipitation ? Comment aborder sereinement un ouvrage complexe lorsque nous sommes pressés par le temps ? Pire comment tenter d’éprouver du plaisir lorsque l’on fixe une échéance brève ? Non seulement cela créé du stress, mais surtout cela met en place une dynamique d’obligation, de tâche à accomplir. Si l’expression “faire un pays” lorsque l’on parle de tourisme m’afflige, elle n’a rien a envier à “faire ses devoirs” et à “faire le programme”. Faire le programme. F A I R E ses D E V O I R S. Et si vous avez déjà eu le même ressenti que moi, n’hésitez pas à Liker, tweeter et plussoyer (juste en dessous!) Tu as aimé l'article ? Tu peux le partager sur Facebook, Twitter et Google+. | ||||
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