Attention, ce talk peut changer votre façon de percevoir le monde.
Aubrey de Grey est un ancien informaticien qui a travaillé jusqu’en 2006 au département de génétique de l’université de Cambridge. Il s’est intéressé au processus du vieillissement et a lancé en 2002 le projet SENS. L’idée de ce projet est de considérer la vieillesse comme n’importe quelle maladie. Le mécanisme lui apparait actuellement trop complexe pour être compris (entretien, 2006). Par contre, il est facile d’identifier les dommages causés par le vieillissement.
Et il n’y aurait en fait que 7 causes (pour les plus curieux : l’atrophie et perte de cellules, les mutations dans le noyau (ie cancer), les mutations dans les mitochondries, la sénescence (+- vieillissement) cellulaire, les réticulations aberrantes dans le milieu extracellulaire, les déchets extracellulaires et les déchets intracellulaire) ; pour chacune de ces causes, il y aurait une parade possible. Pour Aubrey, le Graal n’est pas inaccessible, loin de là. Je ne rentre pas plus dans les détails et lui accorde le privilège mérité de vous exposer lui-même ses travaux, en espérant que vous ayez envie de concourir au prix de la Souris Mathusalem :
Deux remarques :
- un article viendra très prochainement enrichir l’exposé laconique d’Aubrey de Grey (comme il le dit “il me faudrait 18 heures, on m’en donne 18 minutes”), restez branchés sur Brocooli,
- une des pensées qui m’est venu après l’excitation du “plus rien ne serait pareil” : lorsque j’ai imaginé ce qu’il pourrait se produire si effectivement la science parvenait à étendre la limite de l’âge en bonne santé vers l’infini, je suis passé par un stade où je me disais “personnellement, voici tous les changements d’attitudes que je mettrais en place si ces théories ce confirment”. Or, en y réfléchissant, chaque changement considéré était plus sensé dans le cadre de la finitude.
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Effectivement, ce que dit ce monsieur (qui, au demeurant, parle très vite dans sa très longue barbe), est assez incroyablement puissant en termes de perspectives.
Ceci dit, c’est une réflexion que je m’étais déjà faite: nous courrons contre la montre. Il suffit que nous tenions jusqu’à la prochaine innovation / découverte médicale / technologique, qui nous permettra de regagner quelques années jusqu’à la prochaine nouvelle découverte.
Les recherches et travaux sur les cellules souches permettront bientôt de faire pousser des organes et des membres perdus, en prévision d’éventuelles ou futures auto-greffes.
Si en parallèle au fait de lutter contre la défaillance organique, on peut comme le suggère Aubrey de Grey lutter contre la pollution et la dégénérescence cellulaire et ADN par l’ingénierie, on fera un gigantesque bond en avant.
J’avais déjà lu cette découverte sur le rôle clé que jouent les télomérases (extrémités de chromosomes), qui déterminent par leur degré d’usure, l’espérance de vie dudit chromosome, et la découverte de mécanismes qui permettaient de freiner l’érosion de ces télomérases. Les souris sur lesquelles avaient portées ces expériences avaient gagné en espérance de vie – il me semble même que certains signes liés à l’âge avaient régressés.
Bref, à 100% convaincu lorsqu’il dit qu’il faut cesser de considérer le vieillissement comme une fatalité, mais qu’il faut la traiter comme une maladie.
Et en plus d’être intelligent, le bonhomme a de l’humour (“actually i’m 158 years old, really”).
Nous sommes programmés pour vieillir et mourir et je pense que ce processus n’est pas lié simplement à notre personne, mais à quelque chose de plus global. Nous appartenons à une espèce, qui, à l’image de chaque individu qui l’a compose, est faite pour naître, vivre et mourir, comme toutes les espèces animales qui sont passées avant nous et qui ont disparu de la surface de la terre, bien avant notre arrivée. Je pense que la recherche ne doit pas s’arrêter à simplement apprendre à réparer des organes qui tombent en panne, mais à comprendre l’origine de la vie. C’est de cette façon que nous comprendrons également le processus du vieillissement.
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