Allez, pour vous, une petite synthèse de l’intervention très intéressante de Jonathan Benassaya, co-fondateur de Deezer, à la Founder Conference.
En France, il y a de solides avantages pour entreprendre :
- on peut créer une entreprise très rapidement, avoir son k-bis prend moins d’une semaine, et le tout sans aucun capital (ou presque)
- il y a des super angels : une vingtaine de business angels, très ancrés dans l’écosystème des startups et hyperprésents dans la Valley, qui financent presque tous les startups
- beaucoup d’aides sont proposées : avec 100 euros on peut lever 150€ d’aides ( JEI, remboursement CIR et aides OSEO )
De plus, ce sont soit des subventions soit des aides remboursables uniquement en cas de réussite.
Créer et premier financement : la France n’est pas en-dessous des US !
Mais alors, quelles sont les limites entrepreneuriales françaises ?
- un manque d’ambition des entrepreneurs
- une mentalité française parfois pesante (tabous autour de la réussite et l’argent..)
- trop peu d’exits en France (à part les hyper médiatisées Seloger, Priceminister, Exalead, il y a très peu de solutions : les grands groupes s’intéressent trop peu aux Startups sauf pour les copier)
- des VCs qui aiment les modèles (US) connus
- un marché international dur à atteindre avec un marché domestique trop restreint en B2C
Commentaires :
Il faudrait également évoquer la rigidité du marché du travail français, l’hésitation de beaucoup à se placer en situation de danger (syndrome audit en école de commerce), le manque de visibilité pour les jeunes des angels et des VCs (eg peu de mes proches savent ce qu’est un VC).
Je suis étonné par le manque d’ambition constaté, et je ne mettrai pas en doute l’expérience de Benassaya en la matière. Les plus ambitieux sont-ils ceux qui arrivent le moins devant les financiers ? La culture du “sois réaliste” est-elle si fermement ancrée ?
Concernant la mentalité française face à l’entreprise, je pense que la majorité de nos concitoyens assimilent le monde de l’entreprise aux grands groupes. Et on ne peut pas dire que ceux-ci aient une bonne aura, entre la suspicion de népotisme omniprésent et la condamnation du short-terisme dont les conséquences sociales et écologiques parfois désastreuses sont révélés à grands bruits médiatiques.
Ce qu’il faut retenir :
- Lancez-vous, cassez la baraque, changez le monde : ce sera bien pour vous et pour tous les entrepreneurs français qui feront rêver tous les VCs -et non plus seulement l’inverse.
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